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Les Sénateurs illustres

Médaille de Victor Hugo dans l'hémicycle © Sénat

Jules Ferry, Victor Schoelcher, Victor Hugo ou encore François Mitterrand... Ces noms te disent certainement quelque chose...

... et bien leur point commun est qu'ils ont tous été sénateurs !

Tu trouveras sur cette page toutes les informations sur les sénateurs les plus connus de l'histoire.

Jules Ferry (1832-1893) : Le plus court mandat de Président du Sénat
Jules Ferry en 1869

Né en 1832, Jules Ferry fut un des hommes politiques les plus importants de la Troisième République. Avocat, il se rendit célèbre comme journaliste. Après la chute du Second Empire, il devint maire de Paris, puis député en 1871. En 1884, il se bat pour que l'existence du Sénat ne soit pas remise en cause.

En tant que ministre, il rend l’enseignement primaire obligatoire, laïque et gratuit. Jules Ferry fut élu au Sénat en 1891 ; il en devint Président, en 1893. Mais dix-huit jours après avoir été porté à cette fonction, il mourait, à l’âge de soixante et un ans.

Victor Schoelcher (1804-1893) : Une vie en faveur des droits de l'homme
Victor Schoelcher

Victor Schœlcher naît à Paris, le 22 juillet 1804. En 1829, Schœlcher voyage en Amérique et aux Antilles et découvre la réalité de l'esclavage, qu'il dénonce dès son retour en Europe.

En 1848, alors qu'il est secrétaire d'Etat aux colonies, il parvient à faire signer un décret historique, celui qui abolit l'esclavage dans toutes les colonies françaises.

Toute sa vie, il continuera son combat en faveur de l’égalité des droits et de la liberté. Dès 1850, il dépose une première proposition de loi visant à abolir la peine de mort.

Il reviendra en France à la fin de l’Empire et sera présent à l’Hôtel de ville de Paris lorsque la IIIe République sera proclamée.

En 1875, il est élu sénateur et continuera ses combats en faveur des droits de l’enfant en déposant plusieurs textes pour l’enseignement primaire obligatoire et la protection des enfants abandonnés et maltraités.  En avance sur son temps, il défendra aussi le principe d’égalité entre les hommes et les femmes.

Il meurt en 1893 à Houilles dans les Yvelines. Ses cendres sont transférées par la suite au Panthéon aux côtés d’autres illustres défenseurs de la liberté comme Victor Hugo, Voltaire ou Emile Zola.

Victor Hugo (1802-1885) : le plus illustre des Sénateurs
Victor Hugo

Victor Hugo, peut être le plus populaire des poètes français, fut également un des membres les plus illustres du Sénat. Il a consacré sa vie au service des grandes causes : le refus de la misère, la liberté d'expression, la cause des femmes, l'abolition de la peine de mort, les droits de l'enfant, l'abolition de l'esclavage et l'instruction gratuite et obligatoire pour tous

Il est élu sénateur en 1876, au début de la IIIe République.

Lors des funérailles nationales de Victor Hugo, le 1er juin 1885, un immense cortège l'accompagna au Panthéon à Paris. 

Georges Clemenceau (1841-1929) : Le journaliste, le Sénateur, le "Père la victoire"
Georges Clemenceau

Sénateur du Var pendant 18 ans, de 1902 à 1920, Georges Clemenceau a été l’une des grandes figures de la IIIe République.  Il a notamment été président de la Commission de l’Armée et de celle des Affaires étrangères du Sénat pendant la Première Guerre mondiale.

Engagé politiquement, il connaitra la prison à 22 ans pour avoir proclamé la République, place de la Bastille à Paris alors que Napoléon III était au pouvoir.

Clemenceau choisit très tôt le journalisme pour exprimer ses idées. Jusqu’à la fin de sa vie, il écrira des articles dans plusieurs journaux comme la Justice (dont il est fondateur en 1880) et l’Aurore.

Il devient pour la seconde fois Président du Conseil, c’est un peu comme le Premier Ministre aujourd’hui,  en 1917 alors que la guerre fait rage.  Après avoir dirigé la France pendant la Première Guerre Mondiale il est surnommé " le Père la Victoire ".

Après la guerre, Clemenceau est président de la Conférence de Paris. Il négocie le traité de Versailles qui marque la fin de la Guerre.

Le 19 février 1919, Émile Cottin, un anarchiste de 23 ans, tenta de le tuer en tirant sur lui 10 coups de revolver. Clemenceau ne recevra finalement qu'une balle dans l'omoplate droite.

Après avoir été battu lors de l’élection présidentielle en 1920, il se retire de la vie politique et meurt à Paris en 1929 à 88 ans.

René Coty (1882-1962) : un vice-président du Sénat, élu dernier Président de la IVème République
René Coty

Né en 1882, René Coty fut un étudiant brillant. Avocat dès l’âge de vingt ans, il choisit d’entrer au Sénat en 1935.

Après avoir participé à la Résistance pendant la guerre, il participa à la rédaction d'une nouvelle Constitution. Il y défendit avec vigueur le principe des deux chambres.

René Coty est élu par la suite au Conseil de la République (le nom du Sénat à l'époque) et en sera vice-président jusqu'en décembre 1953.

C’est à cette date que René Coty est élu Président de la République, et devient aussitôt très populaire. Il quitte l’Élysée en 1959 après l'élection de de Gaulle revenu au pouvoir pour mettre fin à la guerre d'Algérie et au risque de guerre civile.

Il meurt trois ans plus tard.

Gaston Monnerville (1897-1991) : Premier Président du Sénat de la Vème République
Gaston Monnerville

Né à Cayenne (Guyane française) en 1897, Gaston Monnerville, descendant d’esclaves fut un boursier méritant qui devint un brillant avocat.

Intéressé très tôt par la politique, spécialisé dans les questions coloniales, il lutta toute sa vie contre le colonialisme et le racisme.

Il s’engagea dans la Résistance de 1940 à 1944, puis, il a présidé le Conseil de la République puis le Sénat de 1947 à 1968.

François Mitterrand (1916-1996) : Le senateur devenu Président de la République
Médaille de François Mitterrand dans l'hémicycle

François Mitterrand se présente, dans la Nièvre, aux élections sénatoriales de 1959. Il a quarante-deux ans et sera sénateur pendant 3 ans.

Les trois années pendant lesquelles François Mitterrand est sénateur sont marquées par la décolonisation et les débuts de la construction européenne. Il y consacre l'essentiel de son travail parlementaire.


Pour François Mitterrand, il faut que la France fasse entendre sa voix afin qu'elle revienne, selon les mots du président du Sénégal qu'il cite en conclusion d'une de ses interventions, « à sa vocation véritable qui est d'être la mère des libertés et d'être un guide dans le monde ».

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